L'Héritage de l'Empereur

La chute de Wil-Ril
Extrait du journal personnel de Malek de Trian

Il n’y a pas d’émotion, il n’y a que la paix
Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que la connaissance
Il n’y a pas de passion, il n’y a que la sérénité
Il n’y a pas de chaos, il n’y a que l’harmonie
Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force

Rien ne meurt; lorsqu’un Jedi disparaît, il devient une partie de l’Univers, s’unit à la Force. Durant le voyage de retour vers le refuge des rebelles arkaniens, le Code Jedi revint sans cesse dans mes pensées. Wil-Ril, mon compagnon, nous était perdu dans cette vie. Son impétuosité et sa fougue, qui faisaient de lui un virtuose avec le sabre laser, l’amenèrent à bondir sur une barge remplie d’ennemis sans considérer l’impossibilité de retraiter à nos côtés. Malgré nos efforts pour nous rendre à lui, la barge sur le pont de laquelle combattait mon compagnon démarra à toute allure, traînant avec elle vers l’horizon tous ses occupants.

Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force

Voilà pourquoi je pouvais percevoir Wil-Ril en méditant sans pouvoir communiquer avec lui. Sa présence allait rester imprimée dans mes souvenirs et dans mon cœur et son esprit, à mes côtés, à chaque fois que la Force allait guider mes actions.

Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que la connaissance

Je ne pouvais laisser l’ignorance quant au sort de Wil-Ril guider mes actions; cette incertitude, qui aura fait chuter plusieurs Jedi avant moi, ne devait pas assombrir mon esprit et mes pensées et me pousser vers la vengeance envers les responsables de l’embuscade qui fut la perte de Wil-Ril. Krytos faisait toujours rage sur Coruscant. Les destroyers stellaires du chef de guerre impérial Zsinj orbitaient toujours autour d’Arkania et tenaient la station spatiale ARK-01 sous leur joug. Sur la surface, la rébellion contre les forces d’occupation impériales se poursuivait. Le bien commun devait prévaloir. Pour l’instant, nous ne pouvions pleurer la chute et honorer la vie de notre compagnon; la quarren nous attendait avec une autre mission dans sa salle de guerre.

Après nous avoir transmis ses sincères condoléances, la quarren nous informa que la rébellion avait réussi à prendre le contrôle de plusieurs sondes spatiales avec lesquelles Zsinj ratissait la surface de la planète; peut-être qu’une de ces dernières avait capté le départ de la barge qui avait emporté Wil-Ril. Je ne fondai pas d’espoirs sur ces images; mon regard devait rester tourné vers l’avant. Peu importe où Wil-Ril était dorénavant, je ne pouvais qu’espérer que son âme ne parcourait pas le chemin sinueux vers le côté obscur de la Force; une fois engagés sur ce dernier, à jamais le côté obscur dominait le destin de ceux qui désiraient utiliser la Force à leur propre bénéfice et non au service du bien.
La quarren nous exposa ensuite son plan. À la tête d’une centaine d’arkaniens, nous devions parcourir de dangereux souterrains en direction de l’ancienne Salle du Grand Conseil d’Arkania, l’actuel Parlement de la planète et, incidemment, le lieu sur lequel le légendaire praxeum d’Arca Jeth avait été érigé il y a des millénaires. Notre objectif était de reprendre le contrôle de ce centre névralgique où Zsinj avait été forcé de concentrer les contrôles des défenses planétaires d’Arkania. Afin de créer une diversion pour nous permettre de nous infiltrer par les souterrains, la rébellion allait attaquer l’extérieur du périmètre du Parlement et occuper les forces de Zsinj.
À nos côtés pour l’assaut, un nouveau compagnon, un militaire Taung nommé Takish. Questionné à cet effet, Takish nous raconta son histoire; ayant vécu de près les horreurs de l’Empire en tant que soldat, ce dernier quitta les rangs impériaux et fut associé à la Nouvelle-République à divers moments autour d’une carrière m’apparaissant comme étant celle d’un mercenaire et d’un chasseur de primes. Le Taung semblait aussi posséder une certaine connaissance des miens, les Jedi. Son histoire était parsemée de silences; il existe vraisemblablement des plaies profondes chez le Taung qu’il ne veut pas ouvrir, ou ce dernier ne nous fait pas assez confiance pour les partager. Peu importe la raison, le Taung est un soldat, pas un politicien; il est évident que sont histoire est incomplète. Par contre, il semble honorable et ne nous a donné aucune raison de se méfier de lui alors qu’il était à nos côtés; la Force me dépeint un être rigide avec un esprit aiguisé qui ne nourrit pas d’intentions maléfiques à notre endroit.
Alors que la nuit arrivait, je laissai Karl et Takish à leur discussion et à leur besogne sur M.A.R.V.I.I.-N et me rendit à mes quartiers. Je fus intercepté par la quarren qui m’indiqua que la recherche d’images des sondes spatiales avait eu du succès; la barge sur laquelle Wil-Ril se trouvait pouvait être vue quittant le lieu de notre combat dans un nuage de poussière. La barge avait pu être suivie jusqu’à sa destination, une mine abandonnée vers laquelle la quarren promis d’envoyer des observateurs dès le lendemain. La mine étant très éloignée, je ne pouvais faire quoi que ce soit; notre départ vers le Parlement allait être donné dans quelques heures. Je devais, encore une fois, faire confiance à la quarren.
À la tête de notre peloton d’arkaniens, nous quittâmes donc le refuge de la rébellion vers le nord d’Arkania. À travers la Force, j’étais en mesure de percevoir l’influence du côté obscur à mesure que nous progressions. Arrivés à destination, notre guide se révéla à nous. L’arkanien aveugle, Toivoa, que nous avions rencontré et aidé s’avéra être nul autre que Remian, l’individu identifié par la quarren comme étant le chef de la rébellion sur Arkania. L’arkanien, cessant de dissimuler sa vraie nature, m’apparut à travers la Force comme un puissant utilisateur de cette dernière. Sa seule présence à mes côtés repoussait l’influence du côté obscur. Remian nous expliqua que sa connaissance de la Force et son statut de chef de la rébellion le mettaient dans une situation extrêmement périlleuse; il devait s’assurer qu’il pouvait avoir confiance en nous avant de se révéler. Remian nous avoua alors avoir déjà parcouru les souterrains dans lesquels nous allions nous engouffrer; de près de mille arkaniens qui y entrèrent, seuls cent arkaniens en sortirent vivants et de ce nombre, plusieurs en étant grièvement blessés. Il nous intima de ne pas exposer inutilement notre escorte arkanienne aux tunnels; notre groupe restreint avec lui comme guide pourrait s’y retrouver avec plus de facilité et surtout, en attirant moins l’attention des troupes de Zsinj et des créatures qui se trouvaient dans les profondeurs. La Force m’indiqua que les actions de Remian étaient nobles; l’arkanien ne semblait pas nous mener dans un guet-apens et sa logique était sans failles; une action clandestine avait plus de chances de réussite dans un labyrinthe de tunnels aux dimensions restreintes; notre faible nombre allait être notre avantage plutôt que notre perte, pensais-je.
Dès que nous descendîmes dans les tunnels, je pu ressentir un assaut du côté obscur de la Force sur nos esprits. Des pensées négatives visant à saper notre courage et notre volonté nous assaillirent de toutes parts. Avec l’aide de Remian, nous utilisâmes alors la Force pour calmer les esprits de nos compagnons affectés par le côté obscur; l’obscurité, comme la nuit, est toujours vaincue par la lumière.
Guidés par Remian, nous sillonnâmes les tunnels sur des kilomètres. Alors que je me trouvais à ses côtés, Remian m’indiqua qu’il connaissait l’emplacement du praxeum d’Arca Jeth et pourrait me guider vers ce dernier. C’est alors que la corruption des tunnels fut apparente : arrivés dans une salle aux murs érodés avec une marre d’eau en son centre flanquée de statues, nous débouchâmes sur une créature humanoïde qui devait autrefois avoir été un arkanien. La créature était couverte de petits homoncules qui semblaient continuellement le percer avec des piques. D’une voix calme et assurée, Remian nous indiqua qu’ils s’agissaient d’arkaniens corrompus par le côté obscur de la Force. Avant de pouvoir la sonder avec la Force, Takish ouvrit le feu – le combat était engagé. Durant le combat, des homoncules semblaient se matérialiser des statues flanquant la marre au centre de la pièce, vers laquelle je me rendis. Au fond de la marre, maintenant asséchée suite à la sortie de plusieurs homoncules et de la créature corrompue, j’aperçu un sac militaire, que Remian identifia comme étant le sien, le sac ayant été laissé à cet endroit lors de la descente des arkaniens dans les souterrains. Lorsque j’agrippai ce dernier, les homoncules retraitèrent et se mirent à errer sans but dans la pièce. Le sac semblait donc être un objet qui focalisait leur agressivité envers nous. Un élément du côté de la lumière, ou du côté obscur? J’allais devoir en savoir plus sur ce sac avant de l’utiliser. Remian nous indiqua qu’il contenait son datapad, un micro-ordinateur sur lequel il avait consigné de nombreuses informations sur le praxeum et sur les souterrains. Allais-je enfin en connaître davantage sur l’Ordre et les Jedi qui avaient vécu avant moi?

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Le piège, la fuite et la chute.

Thakish marchait sans but sur le théâtre de la dernière bataille de sa longue carrière. Une bataille à sens unique d’une certaine manière, les hommes de Savoreno, n’ont pas vraiment blessé personne gravement et ils ont perdu 7 hommes et 2 speeders. Mais malgré ce succès, quelque chose le dérange clairement.

-Mais c’est quoi le problème avec moi et les Jedis…je suis toujours quand un disparaît. Dit-il en bottant la neige d’Arkania.

À ce moment, il vit qu’un objet avait été oublié dans la neige qu’il venait de déplacer. Un datapad à première vue. Le vieux Taung se pencha pour regarder et reconnaissa immédiatement le datadap de Wil-Ril, il l’avait vu tout les jours, dicter une sorte de journal à l’objet électronique…Wil-Ril, cet ado impétueux qui a foncé tête première sans pensé sur l’ennemi, après que Malek aie été projeté en bas du speeder.

Thakish a vu la douleur de Malek lorsque celui-ci à tenté de contacter Wil-Ril au travers de la Force…il a déjà vu cette douleur auparavant…celle qui est causé par ces fous qui foncent au combat…celle causé par le côté obscure.

-Malek serait surement interessé par ceci. Pensa-t’il à lui-même.

Instinctivement Thakish l’alluma et regarda la dernière entrée :

Journal personnel 7-03-16-24
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Suite à notre rencontre avec Sante, nous avons décidé de parlementer avec Savoreno, un couple qui veut éliminer le patron de leur corporation…des gens à qui on ne peut pas se fier si ce n’était que de moi. Comment une personne aussi sans honneur peut donner sa parole. On devrait les museler pour éviter qu’ils se mettent au travers de notre chemin au mauvais moment. Mais Malek et Karl, disent que nous avons besoin d’eux. Moi ce que j’ai de besoin c’est que Malek m’aide plus. La Force me parle, mais je n’entends pas ce que Malek me dit que je devrais entendre, mais je ne crois pas que c’est si grave, mais je sens que la Force me libère petit à petit des chaînes de la réalité que les individus s’imposent. J’aimerais quand même entendre son opinion, je considère sa sagesse au plus haut point.
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Journal supplémentaire 7-03-17-58
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J’ai consulté la Force, son message est si clair…le rendez-vous ou nous allons est un piège. Malek et Karl sont a préparer une embuscade pour ceux qui nous tendent l’embuscade…ironique, non? Je crois que Malek veux me ralentir avec cette moulée de « Aucune Émotion, seulement la Paix, pas de passion, seulement la sérénité ». Cette paix intérieure à toujours été une illusion pour moi…je me sens plus que capable de contrôler les émotions que je me laisse exprimer. Je me laisse flotter sur un désir du combat à chaque fois et personne ne peut dire que ça ne me sert pas bien? Je gagne en agilité, en focus et en sérénité dans ces courts moments ou je laisse mes instincts me guider.
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Comme un Taun-Taun dont on laisse la bride tomber, je me sens libre de limitation, mais toujours en contrôle…toujours prêt à tirer et ralentir.
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Eko semble indiquer que nous sommes arrivés à destination…temps de piéger notre ennemi.
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Mais je dois parler à Malek à tout pris après ceci…il va comprendre j’en suis certain.
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Guet-Apens
L'Héritage de l'empereur
Lonx

Sous un froid intense, nous sommes finalement arrivé à ce devait être notre “safe haven” sans se douter de ce qui nous attendait à l’intérieur. Aussitôt arrivé dans la porte massive, nous avions remarqué que le panneau de contrôle fixé sur le mur à la porte avait été utilisé récemment. N’ayant nul part où aller, nous avions finalement décidé d’entrer à l’intérieur mais tout en étant conscient du danger qui nous guettait. Le refuge comprenait 7 salles; 3 à gauche et 3 à droite ainsi qu’une grande salle centrale qui donnait accès aux autres pièces. Après avoir détecté de quoi de louche dans la première salle à gauche, J’ai tenter de faire diversion en parlant en Rodians à des camarades fictionel et j’ai vu aussitôt surgir d’une des pièces de gauche 2 assassins qui m’attaquèrent avec un dard empoisonné. Suite à cela, Malek, je ne sais trop comment, intimida un des assassins qui fuya les jambes à son cou. S’ensuivit un long combat, où terrassé par le poison, je ne fut apte à réellement aider mes camarades. La bataille se conclua lorsque Wil-Ril fit un force stun sur le dernier assassin avant que Malek lui expédie une lourde caisse dans la figure. Les choses se corsrent lorsque nous avons réalisé que ce guet-apens ne se consistait pas seulement de ces 2 assassins mais qu’il y avait une brigade ennemie qui nous attendait notre sortie de l’extérieur. Confronté à un seul choix, l’assaut frontal, les 2 jedis chargèrent pendant que je m’occupais de la porte. La priorité étant de s’occuper des tirs de lance-missiles, Wil-Ril chargea l’un des deux pendant que Malek, armé de la force, catapulta un glisseur sur l’autre tireur. Wil-Ril sera touché lors de l’altercation mais réussira tout de même un exploit en se débarrassant du 1er tireur. Le chauffeur d’un des glisseur décida alors d’essayer de nous écraser mais la vigilance de Malek était au rendez-vous et fit écraser le 2e glisseur contre la paroi du refuge.

La bonne fortune fit tout de même un peu avec nous car nous avons finalement pu prendre refuge dans un hangar contrôlé par nos alliés. La-bas, nous avons eu la possibilité de parler à un représentant de Remian, le leader des bas Arkanien (rébellion). “La voix” nous fit visiter l’endroit un peu plus. Finalement, nous avons aussi reçu un message de Lok Termo qui nous avisa des plus récent développement. On s’est aussi fait confié 1 des 2 missions suivantes, les 2 étant de grandes importance pour la rébellion; la première étant une mission d’infiltration et d espionnage et la deuxième impliquant diplomatie avec plusieurs membres du grand conseil de la planète.

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Audace et Confusion

Extrait du journal personnel de Malek of Trian

Les yeux clos, je laissai la Force m’envahir. La jungle de Trian ne m’avait aucunement préparé pour l’utilisation de matériel électronique – c’est le champ d’expertise de M.A.R.V.I.I.-N, je crains. Nonobstant cette inaptitude de ma part, nous devions obtenir l’accès au microordinateur du colonel de la défense arkanienne de Zsinj, ce dernier pouvant contenir des informations essentielles pour éviter le bain de sang qui pourrait certainement être le résultat de notre tentative de sauvetage de Solian Adasca. À nouveau, la Force m’habita et guida mon esprit dans cette tâche; je sentis des centaines d’êtres à mes côtés alors que je perçai les défenses du microordinateur les unes après les autres.

Obtenant par l’entremise du microordinateur les informations de contact de la prison, Karl tenta de communiquer avec un responsable afin d’obtenir, via une supercherie que seul lui peut concocter, le transfert du prisonnier de façon pacifique et sans effusions de sang. La réponse sardonique obtenue d’une voix habitée d’une suprême confiance ne laissa aucun doute quant au succès de l’arnaque de Karl : nous étions attendus à la prison.

Affublé du poids de cet échec, je ne pu que prendre les devants de Karl et de Will-Ril afin de tenter de négocier avec le comité d’accueil qui nous attendait alors que nous entamions la longue descente vers la prison, qui semblait se trouver à plusieurs dizaines de mètres sous nos pieds au bout d’un long escalier en colimaçon usé par les décennies et les bottes d’innombrables prisonniers. À nouveau, la Force vint à ma rescousse; durant la descente, deux visions m’habitèrent brièvement; un être ectoplasmique m’intimant la prudence et une dague en saillie, plantée dans une surface ressemblant au dos d’un être vivant. Mon sabre laser en main, mon corps et mon esprit prêt à supporter assauts et tourments, j’ouvrai la porte de la prison, mes compagnons à plusieurs mètres derrière moi.

Devant moi, quatre soldats, un officier – le colonel propriétaire du microordinateur que nous avions utilisé pour tenter de gagner l’accès à la prison et un être grotesque, difforme et horrible qui m’indiqua immédiatement qu’il m’attendait depuis longtemps. Immédiatement, il tenta de gagner accès à mon esprit afin d’y implanter la peur et me faire perdre le contrôle de mes actions; c’était sans compter la résistance des Trianii contre les assauts du côté obscur et les années d’entraînement que je m’imposai, courant entre les arbres de Trian jusqu’à vaciller de fatigue, forçant mon esprit à ne considérer que la course et la Force qui m’habitait. Je vécu en un instant ces courses, cette fatigue, cet état d’esprit et puisa dans la Force afin de contrôler à mon tour mon adversaire. Des visions des faiblesses de ce dernier me parvinrent alors; ses organes, son cœur qui battait lourdement dans sa cage thoracique recouverte d’une épaisse couche de graisse. Je fermai alors la main, imaginant réduire l’estomac de l’être grotesque à néant entre mes griffes. Comme toujours, la Force répondu à mon appel et mon adversaire se tordit de douleur, vomissant.

Mais il y avait plus que la Force derrière cette assistance; un lien que je n’avais jamais senti auparavant, un sentiment que je peux maintenant décrire comme si des chevaliers Jedi étaient à mes côtés, déviant coups et assauts et guidant mes lames et pouvoirs m’envahit. Je me questionne maintenant sur ces moments, où je pu percevoir que ceux que ma faible expérience ne me permet pas de nommer des pairs me protégèrent et me guidèrent. Est-ce une indication que mes actions sont justes? Dois-je suivre ces instincts? Est-ce que tous les utilisateurs de la Force ressentent ces mains salvatrices qui les guident? Dans une autre ère, ces réponses m’auraient été faciles à acquérir, de la bouche d’un maître ou rédigées dans les pages d’un tome du Temple des Jedi sur Coruscant; aujourd’hui, je devrai les découvrir moi-même, après d’incalculables erreurs.

Par-dessus mon épaule, Karl entra en scène, maniant sa mitrailleuse avec précision. Wil-Ril, tornade de lames, percuta de plein fouet l’escouade de soldats avant de se frayer un chemin à travers eux vers le colonel, descendu à la prison afin d’avertir l’être grotesque – le tortionnaire personnel de Zsinj – de notre arrivée. La scène ne dura que quelques secondes, mais les cris des prisonniers qui tentèrent d’agripper nos pieds de leurs cellules distribuées sous le plancher de la salle de contrôle de la prison resteront dans mon esprit toute mon existence. Une fois le combat terminé, nous ne pouvions les laisser à leur sort. Karl, prétextant être un Brigadier du contre-espionnage de Zsinj – avec grand succès, cette fois – obtenu une escorte de mercenaires pour faciliter notre sortie. De mon côté, je fouillai l’étrange tortionnaire maniant le côté obscur de la Force avec tant de talent. L’être grotesque ne portait aucune marque nous permettant de l’identifier, à l’exception de son impression sombre dans la Force qui s’éteignait maintenant. J’ignore si Zsinj est lui aussi un utilisateur du côté obscur, mais il aurait certainement perçu la fin de son tortionnaire, tout comme moi et Wil-Ril. Si sa haine pour nous n’avait pas encore atteint son paroxysme, c’était certainement le cas alors que je me tenais par-dessus le corps sans vie de son second.

Alors que Wil-Ril fouillait le colonel et déposait une insigne de Black Sun parmi ses objets personnels afin de compléter le subterfuge de Karl, j’identifiai rapidement les prisonniers qui étaient encore en mesure de se déplacer par eux-mêmes et déverrouillai les portes de leurs cellules. La supercherie de Karl nous permit même de contraindre les soldats qui avaient déposé les armes devant nous au silence; l’histoire du Brigadier allait nous acheter suffisamment de temps pour nous permettre de quitter la prison avec les prisonniers, des Arkaniens et un Taung dont le seul crime était souvent d’être affiliés à Adascorp sur cette planète où les corporations sont reines.

Poussant l’audace, Karl négocia un transport avec les mercenaires à notre vaisseau, qui nous attendait non loin du lieu du sauvetage des prisonniers. Le voyage de retour vers Kanti nous permit d’ausculter Solian Adasca – sans doute un noble de la Maison Adasca, propriétaire d’Adascorp; l’état de santé de l’Arkanien était déplorable et il était permis de croire que seule la transe de Force dans laquelle je l’avais placé le maintenait maintenant en vie. Plusieurs implants sur son corps étaient aussi manquants.

À notre arrivée sur Kanti, nous comprîmes rapidement ce que les implants contenaient; des informations sur Adascorp et Kanti, qui devait alors être évacuée rapidement, ces secrets maintenant dans les mains des Impériaux de Zsinj, qui n’allait certes pas laisser sous silence le trépas de son tortionnaire et le sauvetage d’un noble Adasca dans une de ses prisons.

Après une faible tentative du malhabile Skakoan de nous retenir sur le terrain d’atterrissage de Kanti afin de ralentir notre progression vers sa maîtresse Quarren, nous apprîmes que des assassins avaient déjà tenté de mettre fin aux actes de la Quarren; ces derniers étaient maintenant pendus au plafond, ayant évidemment subi la torture aux mains des hommes de la Quarren afin qu’ils révèlent ce qu’ils savaient. Je ne sais comment adresser les actes de la Quarren. Évidemment repentante, les excuses de cette dernière et du Skakoan le confirmant à mon esprit, la Quarren prenait tous les moyens en son pouvoir afin de parvenir à ces fins. Malgré ces actes déplorables et contre les valeurs de l’Ordre que moi et Wil-Ril tentons de représenter tant bien que mal, les intentions de la Quarren semblent être toujours orientées vers la protection des Arkaniens sous sa gouverne, vers le « bien » de son peuple. Comme j’aimerais discuter de ce cas avec un Jedi sage, comme il m’a été permis d’en lire l’histoire dans plusieurs pamphlets trouvés pêle-mêle dans les ruines des bas-fonds de Coruscant.

En attendant, seule la collaboration avec cette Quarren aux actes déplorables peut nous amener à communiquer avec la hiérarchie de la Nouvelle-République et de transmettre nos informations cruciales quand au virus Krytos et à la progression de Zsinj sur ARK-01 au-dessus de nos têtes. Je proposai alors, afin d’assurer la sécurité de la Quarren et de la séparer de Wil-Ril et Karl, de détacher un groupe afin d’aller valider la sécurité de l’emplacement choisi par la Quarren pour déplacer sa cohorte d’Arkaniens, proposa que la Quarren accepta avec enthousiasme.

J’espère vivement que notre présence auprès d’elle affectera positivement ses actions et lui fera penser aux conséquences de ses actes sur son peuple, sur sa planète, sur le règne ridicule des corporations ayant droit de vie et de mort sur les citoyens de la frigide planète. Comme Arkania ne fait pas partie de la Nouvelle-République, nous ne pouvons qu’être spectateurs des événements qui se déroulent autour de nous au niveau planétaire tout en faisant de notre mieux pour contrer les efforts de l’Empire de Zsinj sur Arkania.

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Journal Personnel 7-01-24-04

Pour quelqu’un qui ne veut pas faire dans la politique d’Arkania, je trouve que Malek fait beaucoup de diplomatie. Il tente de protégé le statu quo, mais il veut modifier la balance du pouvoir du conseil de Kanti…

…Tout commence et fini avec cette putain de Quarren, rien de mieux qu’une esclavagiste à mes yeux et je vais que Karl à les mêmes sentiments et opinion sur elle. Son passé trouble qui semble être rempli d’expériences scientifiques forcées, lui donne une haine sans borne pour cette « Conseillère » qui avoue…avec fierté en plus…avoir modifié des créatures native de la planète. La galaxie serait servit par sa subite disparition et je sens la haine de Karl monter…je sens la mienne monter.

Depuis ma fuite de Thêt, que je traque et prononce justice contre ceux qui exploite et domine, eux qui imposent leur pouvoir sur le peuple. Ma haine pour eux m’a toujours donné d la force…du focus…une clarté dans mes décisions. Le chemin me semble simple et unique : la Quarren cause douleur et mal. Elle est trop influente, trop puissante pour être laissé libre de faire ses travaux.

Mais j’ai vu que Malek a senti mes émotions, notre proximité nous a lié comme peu de gens pourront jamais l’être…cette Force qu’il m’enseigne a fait de nous plus que des frères. Il a réussis a tempéré ces émotions haineuse en moi.

Finalement la Quarren nous offre un canal indirect pour communiquer avec la république et nous envoyons un message holographique à Nerino qui fait un résumé de notre progrès.

-La Quarren fait des expériences teintées du côté obscur.
-Que Xinsj a pris le contrôle d’Arkania.
-Les tracking number des boîtes de contrebande.
-Les infos trouvées dans le bloc mémoire.
-Le contenu du datapad de Naylor
-Les commandes armes prévues.

Maintenant, nous nous préparons à aller libérer un supérieur de la Quarren qui pourrait aider la résistance ici et surement nous par la bande. Il est enfermé au Sénat et la Quarren nous donne les outils pour nous infiltrer dans les prisons…après ce sera à nous de jouer. J’espère que Malek va voir les pas de géants que j’ai fait dans mon contrôle…j’espère être capable de maintenir mon contrôle et ma paix intérieur. Mes sabres devraient être le dernier recours, mais je vais m’assurer qu’ils seront la pire nouvelle pour mes ennemis lorsqu’ils s’allumeront.

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Plongeon dans la ville

Extrait du journal de Malek de Trian

Le sacrifice de Kanti

… avant de pénétrer dans le tunnel qui allait nous mener à la Sous-Cité qui, nous l’espérions, avait survécu à la dévastation de la surface perpétrée par le destroyer stellaire orbitant Arkania et duquel l’ancien officier impérial Zsinj contrôlait maintenant la station spatiale ARK-01, nous nous regroupâmes, nous rappelant mutuellement nos ordres. Notre infortunée présence sur la surface d’Arkania ne devait pas devenir un prétexte pour participer activement au soulèvement qui s’y déroulait. Même coupés de notre commandement, nous devions garder en tête que nos connaissances sur le virus Krytos et notre enquête concernant ce fléau pouvaient sauver des millions de vies et empêcher une pandémie massive. Pour ce faire, nous devions être en mesure de communiquer avec le Noyau ; notre isolement présent sur la surface arkanienne frigorifiée ne bénéficiait qu’aux résidus de l’Empire qui prenaient contrôle d’ARK-01 au-dessus de nos têtes en ce moment même, sans opposition de la Nouvelle-République qui ignorait tout de leurs actions.

Dans le feu de l’action, en capturant et en diffusant des images de la destruction d’une cité complète par le destroyer stellaire de Zsinj, je désirais certes fomenter l’opinion publique afin d’éviter qu’ils fassent confiance aveuglément aux troupes de Zsinj en démontrer les actions réelles et palpables d’une organisation corrompue dans tout son être et ayant causé la mort d’innombrables individus pour atteindre ses vils objectifs, mais jamais je n’ai souhaité venger mon Ordre. La vengeance ne fait pas partie du Code qui guide mes actions et à partir duquel j’évalue ces dernières. Par contre, une telle décision n’est jamais à prendre à la légère ; je pouvais certes devenir le symbole de l’insurrection, mais je n’étais pas en mesure de protéger les insurgés. J’agissais peut-être alors comme si mon Ordre était derrière moi, mais les Jedis ne sont plus les protecteurs de la Galaxie ; moi et Wil-Ril sommes sans doute les derniers à être habités de la Force sans manier son côté obscur. Je dois agir comme son fidèle serviteur et ne pas l’utiliser à mes fins et afin de m’élever au-dessus de mes pairs ou devenir arrogant et fier, comme certains de mes prédécesseurs l’ont fait. Plus important encore, je dois apprendre ces édits à Wil-Ril, pour qui la Force semble bien trop souvent un outil, une énergie pour propulser ses sabres laser au travers de ses ennemis. Je ne connaissais pas encore les conséquences de ces images, mais j’espérais alors que la Rébellion arkanienne n’allait pas rencontrer d’opposition renouvelée à cause de la présence d’ Apprentis Jedis parmi eux.

Passage sous-marin

C’est avec cet esprit lourd que nous pénétrâmes dans le tunnel submergé moi, Wil-Ril et K.P., vêtus de combinaisons aquatiques qui nous permettraient à tour de rôle de se rendre dans la Sous-Cité. Dès que mon corps fut complètement submergé dans l’eau fétide du tunnel, je ressentis immédiatement une présence malveillante, devant nous et vers le bas – la direction vers laquelle se dirigeait le tunnel. J’en informai télépathiquement Wil-Ril, qui acquiesça ; je ne pu par contre qu’imaginer son regard à travers l’eau trouble et les effets de lumière fantomatiques qui altéraient notre vision, sans parler des nombreux cadavres arkaniens qui y flottaient, résultantes inévitables de la destruction de la surface. Seule la Force rendit possible la traversée du tunnel; ce dernier, encombré par de lourdes poutres et de débris de constructions arkaniennes détruites, aurait été notre tombeau à tous si je n’avais pas pu les déplacer de façon sécuritaire en maintenant l’intégrité du tunnel.

Finalement, nous atteignîmes l’extrémité du tunnel et émergèrent des eaux fétides dans une caverne sombre emplie de Bas-Arkaniens, avec qui il était impossible de communiquer, ces derniers ne maîtrisant que leur langue maternelle. Tant bien que mal et à travers la Force, moi et Wil-Ril tentèrent de faire transparaître nos intentions pacifiques aux Bas-Arkaniens, qui nous observaient curieusement, alors que K.P. reprenait l’ardue traversée du tunnel submergé pour aller quérir les autres membres de notre groupe dont notre traducteur de fortune, Boyo. À mesure que nos compagnons émergeaient du tunnel, nous nous efforcions de traiter leurs muscles endoloris surtaxés par la traversée et les nausées et malaises causés par la pression atmosphérique changeante. Considérant enfin la caverne obscure dans laquelle nous nous trouvions, nous aperçûmes finalement de nombreuses lumières d’urgence et plusieurs blessés ; nous étions dans un espace érigé à la hâte afin de répondre à la catastrophe de la surface, le théâtre des opérations de sauvetage et de guérison des blessés. Immédiatement et alors que certains d’entre nous participaient à l’effort de sauvetage, nous nous présentâmes aux Hauts-Arkaniens présents afin d’expliquer, par l’entremise de Boyo, la raison de notre présence dans leur souterrain et la cause de la dévastation qui régnait sur la surface frigorifique de leur planète. Un des bas-arkaniens répondit aux appels de Karl en quarren, le langage des profondeurs, et bous refera à une"Quarren":http://starwars.wikia.com/wiki/Quarren âgée surnommée  "Maîtresse" qui allait pouvoir nous guider. Cette dernière devait se trouver dans la salle de contrôle nord ; c’est donc vers cet endroit que nous nous dirigeâmes prestement.

Corridor partiellement submergé sous Kanti

Évidemment, la Maîtresse nous accueillit avec un scepticisme gardé. Cette dernière était dans une situation de crise et des officiers de la Nouvelle-République maniant les armes se trouvaient maintenant devant elle, lui demandant assistance afin de localiser des individus au sein de la Sous-Cité. La maîtresse accepta, mais pas avant d’utiliser nos services afin de résoudre des problématiques pressantes qui mettaient la vie de plusieurs individus en danger. La Maîtresse nous confia que des vannes avaient été bloquées en position ouverte dans la salle de contrôle sud afin de maximiser l’entrée de l’eau provenant de la dévastation de la surface et ainsi, assurer un maximum de destruction dans la Sous-Cité. Cet acte de destruction inimaginable avait donc été planifié depuis longtemps : ce sabotage en était la preuve. De plus, le générateur d’énergie de la cité était endommagé et devait être réparé. Laissant notre droide derrière nous afin d’assister la dame Quarren avec les contrôles qui refusaient de coopérer, besogne pour laquelle il était parfaitement qualifié, nous nous dirigeâmes alors vers le générateur d’énergie afin de l’interrompre d’urgence et ainsi, empêcher qu’une deuxième catastrophe n’engloutisse la ville. La route vers le générateur ne fut pas sans heurts ; nous fûmes interceptés et engagés par des créatures sans formes distinctes qui patrouillaient l’eau qui nous arrivait maintenant jusqu’aux genoux. Cet engagement avec les monstres grotesques …

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Fire IN Ice

Les temps étaient durs pour nos héros. Le convoi étant très lent, nous aurions dû profiter de ce moment pour nous regrouper et nous consulter afin de nous préparer à toutes éventualités mais, peut-être à cause de ce temps glacial et cet environment hostile, nos esprits étaient ailleurs. Nous avancions tranquillement vers l’inconnu dans la minuscule navette de Leren, et ce sans choix réel dans cet environment désolé. Pour la première fois, je comprenais pourquoi mes amis étaient en transe et j’avait le goût d’en faire autant. Nous sommes finalement arrivé à ce qui semblait être notre destination finale; un aéroport vétuste au milieu de nulle part. Enfin nous pourrions nous détendre au chaud…

Nous avons alors été accueilli par 9 types armé qui nous inspiraient guère confiance.Deux de ces types s’approcha alors de Leren pour discuter avec lui mais dès qu’ils ce rendirent compte que nous étions à bord ils ont ouvert le feu sur nous et ce sans aucun avertissement. Wil-Ril, étant maître de la contre attaque tenta avec succès une percée dans leur rangs et aussitôt charcuta un rodian ennemi avec plusieurs moulinets. Malek, détendu et avec un sourire en coin, se contenta au début du combat d’immobiliser quelques uindividus en renvoyant de nombreux tirs ennemis vers les truands. Malgré que nous étions désavantagé numériquement, notre coordination et notre talent brut eu rapidement raison des quelques mercenaires toujours présent.

Soulagé, nous avons alors décider de nous consulter et interrogions un des gardes neutralisé qui nous confia qu’il travaille pour les Kuat Drive Yards. Nous en apprenions aussi plus par rapport au grand conseil dirigeant Arkania, sur les manoeuvres de Zsinj, et aussi à propos d’une ville détruite se prénommant Kanti et qui n’était pas situé très loin de nous. Nous devions alors décider d’entrer dans cette ville par train ou de ce diriger vers l’eau…

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Journal Personnel 7-01-22-18

Le vent frigorifié hurlait par l’embouchure de la cave d’ Arkania qui nous protégeait des intempéries faisant rage à l’extérieur alors que nous discutions du sort de Boyo et de Igor le droide IG-100, les impériaux qui se trouvaient avec nous dans le vaisseau de Ekko alors que nous plongions tous vers la surface frigide d’Arkania pour fuir la Station ARK-01, maintenant entre les mains de Zsinj, puissant chef de guerre d’une des maintenant nombreuses factions créées des résidus du puissant Empire galactique. Comme Boyo avait participé à la dissémination du virus Krytos, il nous était impossible de remettre en liberté les impériaux; sur cette planète inhospitalière et sans équipement de survie à partager, la seule option était de remettre Boyo à un poste avancé républicain en tant que prisonnier de guerre afin qu’il puisse faire face à la justice que la Nouvelle-République tentait par tous les moyens de rétablir dans les systèmes éloignés. Boyo accepta, tout en nous garantissant son soutien pour le chemin ardu qui se traçait devant nous. Avec la tempête qui faisait rage, je devais mener mes compagnons vers un poste républicain avancé pour lequel nous ne possédions que des coordonnées de localisation sommaires remises par Nogo l’Ancient, notre contact républicain sur ARK-01, à plus d’une demi-journée de marche de notre position.

Les montagnes gelées d'Arkania

Bien que la surface couverte de neige d’Arkania fût pour moi un environnement totalement distinct des jungles de Trian qui me sont si familières, je pu apercevoir rapidement un clignotement qui ne pouvait correspondre qu’à des habitations ou à un vaisseau qui apparaissait à l’horizon en direction du poste républicain. Je pu par contre constater rapidement mes limites de pisteur sur surfaces enneigées; les réactions des crevasses et formations glacées sous les pas d’individus de poids et tailles divers m’étaient jusque là inconnues; je ne pu empêcher de lourds morceaux de glace de chuter vers Igor et Ekko d’une saillie en hauteur alors que nous nous engagions dans une vallée formée par deux dunes de neige balayées par les vents. Blessé légèrement, Ekko indiqua avec raison qu’il n’avait d’autre choix que de poursuivre la route; il se remit alors en marche sans émettre un cri ou une plainte.

Nous débouchâmes alors sur une imposante plaine, véritable désert blanc balayé par de forts vents qui réduisaient la vision à néant. Puisant au sein de la Force pour déterminer une route optimale qui allait nous mener sans heurts à notre destination, moi et Wil-Ril ressentîmes alors la présence d’ombres félines qui nous observaient et se déplaçaient autour de nous à la périphérie de notre champ de vision; les créatures émettaient une faible aura du côté obscur et ne tentaient pas de se dissimuler. Alors que nous allions informer nos compagnons de la présence des créatures, certaines d’entre-elles émergèrent de vortex formés par la tempête autour de nous et chargèrent nos flancs peu protégés, à ce moment optimisés pour la marche et non le combat rapproché. Le combat fut d’une violence inouïe, les créatures nous engageant au corps à corps et attaquant avec griffes et crocs acérés sans merci. La Force fut avec nous, puisqu’elle nous assura la victoire lors de cet affrontement et m’indiqua que le dôme qui se dressait devant nous – la source du clignotement que nous avions aperçu de la plaine – était un lieu qui allait sans nul doute faire progresser positivement notre quête et que nous n’avions rien à craindre de nous y présenter, un rire amical résonnant dans mon esprit afin de répondre à mon interrogation de la Force à cet égard.

Symbole d'Adascorp

En nous approchant de la construction, du matériel minier et des symboles marqués de l’appelation « Adascorp » semblèrent nous indiquer une installation minière abandonnée. Dès notre entrée, nous remarquâmes que le dôme vitré cachait l’entrée d’une mine tout en protégeant sans nul doute les mineurs du froid extrême de la surface. De l’arrière du dôme, un Arkanien fit alors son apparition avec une gamelle plein de nourriture chaude à la main – une vision bienvenue pour un groupe fatigué et blessé. Heureusement, Boyo, ayant habité sur ARK-01 durant plusieurs années, pu communiquer avec notre cuisinier de fortune. Ce dernier, un contact républicain, ne pouvait communiquer à l’extérieur de la planète avec les installations disponibles dans le dôme. Par contre, il pouvait certainement nous mettre en contact avec Leren Sevenguer, un Haut Arkanien qui serait en mesure de nous assister davantage. Il était impératif de communiquer avec le commandement républicain afin d’indiquer aux vaisseaux aux insignes de la Nouvelle-République dans le secteur que la station ARK-01 n’était plus neutre et pire, qu’elle était tombée aux mains d’un seigneur de guerre impérial.

Nous fûmes réveillés quelques heures plus tard par l’arrivée d’un vaisseau qui se posa près du dôme. Son occupant, Leren Sevenguer, fit alors son apparition. Nous lui exposâmes notre situation, que ce dernier considéra avec l’esprit aiguisé d’un combattant de la résistance avant d’indiquer que nous devions exposer ces faits à Rèmian, chef de la résistance arkanienne, avant de lui aussi réclamer quelques heures de sommeil sous le dôme, alors que la chaleur réconfortante du dôme nous rappelait déjà nous aussi vers nos couchettes.

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Journal Personnel 7-01-22-06

Je crois que nous devons tous un gros merci à Malek pour notre sécurité, cette caverne est facilement défendable et nous protège du froid juste assez pour que la boue que Malek nous a frictionné nous permette de tolérer le froid d’Arkania. La Force nous a été précieuse dans notre fuite de ARK-01 je l’ai senti et dirigé au travers de Tek, notre pilote, pour guider ses gestes…lui permettre de suivre ses instincts. Je vois maintenant cette subtile et mystérieuse inspiration qu’elle provoque chez les gens, Malek serait heureux de voir que j’apprivoise peu à peu ses enseignements.
Karl vient de terminer l’interrogatoire de Boyo, ce sale Impérial que nous avons sauvé, une crapule du plus haut niveau. Il affirme sans gêne avoir répandu le Krytos sur plusieurs planètes, il commet un génocide, car c’est un ordre…qu’elle fuite de responsabilités personnelles. Des ordres venant directement de l’ancienne chef du service de renseignement de l’Empire, Ysanne Isard, la Directrice que nous poursuivrons. Cette mission devient de plus en plus périlleuse si nous nous attaquons à ce monde.
Bref, rien de ce que nous croyons été vrai et disons seulement que Boyo me doit la vie parce que j’ai empêché son exécution. Une chance que Karl et moi nous nous sommes déguisé comme des ouvriers parce que nous n’aurions jamais sus l’étendu de mensonges que l’on nous a conté.
Pour terminer cette entrée de journal personnelle, je sens une présence très forte…La Force est puissante sur Arkania, quelque chose m’appelle. Cependant j’ai appris à modérer mes pulsions, donc je ne me lancerai pas tête baissée dans cette recherche…

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Horreur sur le Dock 3

Du journal de Malek de Trian

Le corridor menant au dock 3 était calme, ne trahissant rien des événements qui avaient transpiré à ce lieu même alors que Wil-Ril avait déchaîné un arc électrique du côté obscur contre l’ennemi Cerean dont les coups avaient causé ma chute et donc, notre rencontre avec Tahi afin de troquer ma guérison contre une mission de récupération de matériel informatique. Devant nous, un soldat de Lepold – que nous connaissions maintenant comme l’ancien officier impérial et seigneur de guerre Zsinj. Malgré son affiliation impériale, la tâche que Zsinj nous avait confiée était de sauver des vies – l’explosion du générateur aurait anéanti la station – nous décidâmes de poursuivre plus loin et de découvrir où cette tentative de supercherie allait nous mener.

Space Station Hallway

Le soldat ouvrit alors une écoutille donnant accès à un système de ventilation en fonction où un fort vent était perceptible – le froid glacial de l’espace qui pénétrait dans la station, le dock 3 étant le théâtre des combats de l’insurrection en cours et donc, de multiples explosions ayant miné la frêle paroi extérieure nous séparant du vide infini se trouvant au-delà.
Dès que nos bottes touchèrent la passerelle métallique permettant l’accès à des nacelles de maintenance en hauteur, la Force m’indiqua que des créatures hostiles nous attendaient ici – notre accès au dock 3 n’allait pas se faire sans heurts. Indiquant le mouvement de nos ennemis à mes compagnons avec une inclinaison du menton en direction des nacelles, j’assistai impuissant à leurs tirs de pistolets laser suivis du pas lourd de quatre esclaves wookies menés par deux officiers Rodians qui pénétrèrent dans le système de ventilation à l’opposé de notre position afin de bloquer notre progression. Immédiatement, nous joignîmes le combat, nos sabres laser et le pistolet de Karl opposés aux griffes des puissants wookies portant les bandeaux noirs distinctifs de la cabale du dock 3. Les Rodians, honorant la tradition de lâcheté de leur race, s’effacèrent dès que leurs esclaves tombèrent devant eux. Durant ce court répit accordé par la fuite des Rodians et peiné par la chute des wookies, je tentai de guérir Wil-Ril de ses blessures avec les fournitures médicales remises par les hommes de Zsinj. La contamination par un puissant poison des fioles d’antiviraux présentes dans le matériel ne fut pas une surprise pour moi, l’Empire ayant toujours été reconnu pour sa trahison envers mon Ordre. Heureusement, la Force, comme elle l’a toujours fait, m’intima de ne pas utiliser les fioles sur Wil-Ril, ce qui sauva sans nul doute sa vie. Gardant les fioles comme preuves de cette trahison, nous poursuivirent notre route vers le générateur afin d’en prévenir l’explosion.

C’est alors que nous fûmes à même de constater que les alliés des Rodians ne semblaient pas accepter la retraite – nous les retrouvâmes assassinés dès que nous quittâmes le système de ventilation. Un visage familier nous y attendait aussi, notre ennemi Cérean, défiguré par la rage, mitrailleuse laser à la main, entouré de tireurs qui nous tenaient en joue. C’est avec dégoût que je joignis ce nouvel engagement. Le Cérean semblait connaître mon Ordre et le détester profondément – j’aurais aimé le questionner et comprendre comment mes pairs l’avaient tant affecté. Je n’aurai jamais cette opportunité. Le Céréan, torse modifié par des pièces de droides après l’attaque du côté obscur de Wil-Ril contre lui et maintenu en vie par ces ajouts mécaniques n’était rien du pugiliste qu’il était alors qu’il m’affronta quelques heures auparavant. Sa rage le dominant, ses mouvements étaient prévisibles, trop orientés vers l’offensive brute et le dégât qu’il voulait à tout prix nous infliger. Sa vie s’éteignit alors sous les coups des sabres laser des représentants d’un Ordre qu’il haïssait tant. Marvin, notre taciturne droide peu affecté par les pensées qui me hantaient, analysa les pièces de droides en les retirant manu militari du corps inanimé du Cérean. Alors que je m’apprêtai à lui fermer les yeux pour l’honorer dans sa mort, mon compagnon Wil-Ril m’indiqua que le côté obscur habitait les pièces de droide qui couvraient le Céréan qui demeurera à jamais sans nom à nos yeux.

Immunisé à la subtile influence du côté obscur, son empreinte m’est difficile à déceler; Wil-Ril, ayant été baigné par son pouvoir séducteur et rapide, arrêta mon geste – mieux valait laisser le Céréan à l’endroit où son corps se trouvait et poursuivre notre route.

Le trou dans la paroi de la station cause un froid mordant dans la totalité du Dock 3

Le dock 3 se trouvait finalement devant nous. Ce que nous y trouvâmes habitera mes pensées pour le reste de mes jours. Je l’espère, à tout le moins, puisque je ne veux jamais que de telles atrocités se reproduisent et jure de toujours me retrouver au front pour les combattre, habité par ces souvenirs atroces. Des créatures pendues, de toutes allégeances, couvraient les murs telles de funestes tapisseries, des avertissements que le dock 3 était le théâtre d’une guerre sans merci. Du brouillard causé par des vapeurs nauséabondes, des ordres à peine perceptibles pouvaient être entendus – le front, sans aucun doute, où deux ennemis sans visages s’affrontaient en ce moment même. À travers le brouillard, un visage de carrure martiale fit alors son apparition, un Magna-Guard, numéroté IG-100, lance d’énergie à la main, gardant jalousement l’accès à un entrepôt se trouvant derrière lui. Je m’avançai alors, parlementant avec le droide pour lui indiquer que le contenu de son entrepôt nous importait peu – nous souhaitions accéder au générateur qui était sur le point d’exploser, et donc de réduire au néant l’entrepôt qu’il gardait. Le droide nous indiqua alors que notre objectif était vain, qu’aucun générateur ne se trouvait à l’emplacement indiqué par Zsinj. Une autre supercherie? Après nous avoir indiqué qu’un dénommé « Boyo » donnait les ordres qu’il suivait, le droide nous accorda l’accès à l’emplacement qu’il disait vide, mais que nous croyions le lieu d’une explosion imminente. Suivant une couette de fils grossière, nous retraçâmes la source de ces fils à un mur se dirigeant vers la zone arkanienne de la station. À l’exception d’utiliser de l’énergie qui ne leur était pas destinée, les insurgés du dock 3 ne semblaient pas surcharger ici un générateur au point de le faire exploser. La Force ne m’éclaira pas sur ce point, aucun générateur ne semblait être localisé sur place. Le droide disait donc vrai et Zsinj, reconnu pour ses supercheries et plans improbables, nous mentait. Notre objectif changea ici alors. Intéressés à découvrir les plans de Zsinj que nous étions, la vie des citoyens de la station était toujours mise en danger par les combats du dock 3; nous devions déterminer la source de ces combats et tenter de limiter les pertes de vies humaines. Nos pas nous ramenèrent alors vers l’entrepôt gardé par le Magna-Guard-IG-100. Y gagnant accès par le mur arrière afin de ne pas attirer l’attention du coriace gardien, nous assistèrent aux derniers moments d’un pauvre Quarren qui semblait très malade. Mourant, le Quarren répétait continuellement dans sa langue qu’il était le message de la directrice. Je pénétrai dans la pièce et ressenti immédiatement l’odeur caractéristique du virus Krytos, l’assassin de tant d’âmes sur Coruscant. Nonobstant le virus, aucune âme ne méritait pareille fin – je plaçai le Quarren dans une transe de Force qui allait apaiser ses maux. Par contre – je le savais trop bien – rien ne pouvait arrêter Krytos, du moins, rien que ma faible connaissance de la Force pouvait concocter. Le Quarren serait apaisé, mais le Krytos allait toujours courir dans ses veines – un répit pour lui, tout au plus. L’exploration de l’entrepôt étant impossible pour toute créature vivante, Marvin prit le relais. Heureusement, les corps enchevêtrés qu’il découvrit, infectés par le virus, nous furent décrits par la voix mécanique du droide et non présentés. Marvin ressortit alors de la pièce, traînant avec sa rudimentaire pince une caisse contenant des crédits de dénominations diverses derrière lui. Il nous fut impossible d’en savoir davantage sur la « directrice ». Est-ce que le Quarren parlait de l’utilisatrice du côté obscur que nous avions rencontré? Était-elle mêlée dans la distribution de Krytos? Nous devions aussi obtenir des informations de la République – un seigneur de guerre impérial s’était révélé tout près de nous et la perturbation dans la Force ressentie plus tôt me perturbait grandement. Pour l’instant, le front nous attendait …

Malek guida son enregistreur vers une poche intérieure de sa robe avec l’aide de la Force et reprit la position de méditation qu’il occupait alors au sol, au centre d’une pièce au plafond imposant, auparavant majestueuse et complètement encerclée de fenêtres, mais maintenant couverte de vignes et laissée à l’abandon. S’il savait alors ce qu’il savait maintenant …

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