L'Héritage de l'Empereur

La chute de Wil-Ril

Extrait du journal personnel de Malek de Trian

Il n’y a pas d’émotion, il n’y a que la paix
Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que la connaissance
Il n’y a pas de passion, il n’y a que la sérénité
Il n’y a pas de chaos, il n’y a que l’harmonie
Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force

Rien ne meurt; lorsqu’un Jedi disparaît, il devient une partie de l’Univers, s’unit à la Force. Durant le voyage de retour vers le refuge des rebelles arkaniens, le Code Jedi revint sans cesse dans mes pensées. Wil-Ril, mon compagnon, nous était perdu dans cette vie. Son impétuosité et sa fougue, qui faisaient de lui un virtuose avec le sabre laser, l’amenèrent à bondir sur une barge remplie d’ennemis sans considérer l’impossibilité de retraiter à nos côtés. Malgré nos efforts pour nous rendre à lui, la barge sur le pont de laquelle combattait mon compagnon démarra à toute allure, traînant avec elle vers l’horizon tous ses occupants.

Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force

Voilà pourquoi je pouvais percevoir Wil-Ril en méditant sans pouvoir communiquer avec lui. Sa présence allait rester imprimée dans mes souvenirs et dans mon cœur et son esprit, à mes côtés, à chaque fois que la Force allait guider mes actions.

Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que la connaissance

Je ne pouvais laisser l’ignorance quant au sort de Wil-Ril guider mes actions; cette incertitude, qui aura fait chuter plusieurs Jedi avant moi, ne devait pas assombrir mon esprit et mes pensées et me pousser vers la vengeance envers les responsables de l’embuscade qui fut la perte de Wil-Ril. Krytos faisait toujours rage sur Coruscant. Les destroyers stellaires du chef de guerre impérial Zsinj orbitaient toujours autour d’Arkania et tenaient la station spatiale ARK-01 sous leur joug. Sur la surface, la rébellion contre les forces d’occupation impériales se poursuivait. Le bien commun devait prévaloir. Pour l’instant, nous ne pouvions pleurer la chute et honorer la vie de notre compagnon; la quarren nous attendait avec une autre mission dans sa salle de guerre.

Après nous avoir transmis ses sincères condoléances, la quarren nous informa que la rébellion avait réussi à prendre le contrôle de plusieurs sondes spatiales avec lesquelles Zsinj ratissait la surface de la planète; peut-être qu’une de ces dernières avait capté le départ de la barge qui avait emporté Wil-Ril. Je ne fondai pas d’espoirs sur ces images; mon regard devait rester tourné vers l’avant. Peu importe où Wil-Ril était dorénavant, je ne pouvais qu’espérer que son âme ne parcourait pas le chemin sinueux vers le côté obscur de la Force; une fois engagés sur ce dernier, à jamais le côté obscur dominait le destin de ceux qui désiraient utiliser la Force à leur propre bénéfice et non au service du bien.
La quarren nous exposa ensuite son plan. À la tête d’une centaine d’arkaniens, nous devions parcourir de dangereux souterrains en direction de l’ancienne Salle du Grand Conseil d’Arkania, l’actuel Parlement de la planète et, incidemment, le lieu sur lequel le légendaire praxeum d’Arca Jeth avait été érigé il y a des millénaires. Notre objectif était de reprendre le contrôle de ce centre névralgique où Zsinj avait été forcé de concentrer les contrôles des défenses planétaires d’Arkania. Afin de créer une diversion pour nous permettre de nous infiltrer par les souterrains, la rébellion allait attaquer l’extérieur du périmètre du Parlement et occuper les forces de Zsinj.
À nos côtés pour l’assaut, un nouveau compagnon, un militaire Taung nommé Takish. Questionné à cet effet, Takish nous raconta son histoire; ayant vécu de près les horreurs de l’Empire en tant que soldat, ce dernier quitta les rangs impériaux et fut associé à la Nouvelle-République à divers moments autour d’une carrière m’apparaissant comme étant celle d’un mercenaire et d’un chasseur de primes. Le Taung semblait aussi posséder une certaine connaissance des miens, les Jedi. Son histoire était parsemée de silences; il existe vraisemblablement des plaies profondes chez le Taung qu’il ne veut pas ouvrir, ou ce dernier ne nous fait pas assez confiance pour les partager. Peu importe la raison, le Taung est un soldat, pas un politicien; il est évident que sont histoire est incomplète. Par contre, il semble honorable et ne nous a donné aucune raison de se méfier de lui alors qu’il était à nos côtés; la Force me dépeint un être rigide avec un esprit aiguisé qui ne nourrit pas d’intentions maléfiques à notre endroit.
Alors que la nuit arrivait, je laissai Karl et Takish à leur discussion et à leur besogne sur M.A.R.V.I.I.-N et me rendit à mes quartiers. Je fus intercepté par la quarren qui m’indiqua que la recherche d’images des sondes spatiales avait eu du succès; la barge sur laquelle Wil-Ril se trouvait pouvait être vue quittant le lieu de notre combat dans un nuage de poussière. La barge avait pu être suivie jusqu’à sa destination, une mine abandonnée vers laquelle la quarren promis d’envoyer des observateurs dès le lendemain. La mine étant très éloignée, je ne pouvais faire quoi que ce soit; notre départ vers le Parlement allait être donné dans quelques heures. Je devais, encore une fois, faire confiance à la quarren.
À la tête de notre peloton d’arkaniens, nous quittâmes donc le refuge de la rébellion vers le nord d’Arkania. À travers la Force, j’étais en mesure de percevoir l’influence du côté obscur à mesure que nous progressions. Arrivés à destination, notre guide se révéla à nous. L’arkanien aveugle, Toivoa, que nous avions rencontré et aidé s’avéra être nul autre que Remian, l’individu identifié par la quarren comme étant le chef de la rébellion sur Arkania. L’arkanien, cessant de dissimuler sa vraie nature, m’apparut à travers la Force comme un puissant utilisateur de cette dernière. Sa seule présence à mes côtés repoussait l’influence du côté obscur. Remian nous expliqua que sa connaissance de la Force et son statut de chef de la rébellion le mettaient dans une situation extrêmement périlleuse; il devait s’assurer qu’il pouvait avoir confiance en nous avant de se révéler. Remian nous avoua alors avoir déjà parcouru les souterrains dans lesquels nous allions nous engouffrer; de près de mille arkaniens qui y entrèrent, seuls cent arkaniens en sortirent vivants et de ce nombre, plusieurs en étant grièvement blessés. Il nous intima de ne pas exposer inutilement notre escorte arkanienne aux tunnels; notre groupe restreint avec lui comme guide pourrait s’y retrouver avec plus de facilité et surtout, en attirant moins l’attention des troupes de Zsinj et des créatures qui se trouvaient dans les profondeurs. La Force m’indiqua que les actions de Remian étaient nobles; l’arkanien ne semblait pas nous mener dans un guet-apens et sa logique était sans failles; une action clandestine avait plus de chances de réussite dans un labyrinthe de tunnels aux dimensions restreintes; notre faible nombre allait être notre avantage plutôt que notre perte, pensais-je.
Dès que nous descendîmes dans les tunnels, je pu ressentir un assaut du côté obscur de la Force sur nos esprits. Des pensées négatives visant à saper notre courage et notre volonté nous assaillirent de toutes parts. Avec l’aide de Remian, nous utilisâmes alors la Force pour calmer les esprits de nos compagnons affectés par le côté obscur; l’obscurité, comme la nuit, est toujours vaincue par la lumière.
Guidés par Remian, nous sillonnâmes les tunnels sur des kilomètres. Alors que je me trouvais à ses côtés, Remian m’indiqua qu’il connaissait l’emplacement du praxeum d’Arca Jeth et pourrait me guider vers ce dernier. C’est alors que la corruption des tunnels fut apparente : arrivés dans une salle aux murs érodés avec une marre d’eau en son centre flanquée de statues, nous débouchâmes sur une créature humanoïde qui devait autrefois avoir été un arkanien. La créature était couverte de petits homoncules qui semblaient continuellement le percer avec des piques. D’une voix calme et assurée, Remian nous indiqua qu’ils s’agissaient d’arkaniens corrompus par le côté obscur de la Force. Avant de pouvoir la sonder avec la Force, Takish ouvrit le feu – le combat était engagé. Durant le combat, des homoncules semblaient se matérialiser des statues flanquant la marre au centre de la pièce, vers laquelle je me rendis. Au fond de la marre, maintenant asséchée suite à la sortie de plusieurs homoncules et de la créature corrompue, j’aperçu un sac militaire, que Remian identifia comme étant le sien, le sac ayant été laissé à cet endroit lors de la descente des arkaniens dans les souterrains. Lorsque j’agrippai ce dernier, les homoncules retraitèrent et se mirent à errer sans but dans la pièce. Le sac semblait donc être un objet qui focalisait leur agressivité envers nous. Un élément du côté de la lumière, ou du côté obscur? J’allais devoir en savoir plus sur ce sac avant de l’utiliser. Remian nous indiqua qu’il contenait son datapad, un micro-ordinateur sur lequel il avait consigné de nombreuses informations sur le praxeum et sur les souterrains. Allais-je enfin en connaître davantage sur l’Ordre et les Jedi qui avaient vécu avant moi?

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JSL

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